A Madagascar, il existe de nombreuses formes de discrimination et de violence et en particulier liées aux genres

La statut inférieur de la femme et de la fille dans la famille rend plus sujettes aux violences par la communauté où elles vivent. Même mariée, elle est toujours vulnérable si elle ne s’intègre pas parfaitement dans la communauté de son mari. Les pratiques culturelles et traditionnelles demeurent donc des obstacles à la mise en œuvre de toute législation ou politique en faveur de la promotion du genre.

Dans certains groupes, par exemple chez les Bara et les Antandroy, la femme est placée sous un régime fondamentalement patriarcal, De plus, la pratique du mariage forcé est courante dans certaines régions de Madagascar. Le refus est menacé de représailles ou de bannissement du caveau familial. En cas de mariage hors clanique, le caveau familial est interdit à la belle fille. La polygamie, bien qu’interdite dans le code pénal malgache, est également assez courante. Elle serait même institutionnalisée chez les Mahafaly et les Antandroy.Comme signalé plus haut, dans certaines régions, telles que le Sud et le Sud-est, les fils héritent du père à la place de la mère. Une femme sans enfant n’a donc droit à aucun héritage en cas de décès du mari. Dans de telles conditions, les garçons ont aussi plus de chance de pouvoir suivre des études.

Selon des témoignages recueilli, de nombreuses femmes quittent Madagascar avec un visa de tourisme et une promesse d’emploi légal dans le pays d’accueil. Elles se retrouvent alors contraintes à travailler en tant que prostituées, leurs papiers étant confisqués. La loi malgache ne prévoit pas de texte interdisant et punissant la pratique de la traite et permettant de poursuivre les responsables de réseaux internationaux existants.

Il s’avère donc important de renforcer les programmes de prise en charge des survivantes de violence et d’intensifier les campagnes de sensibilisation sur la prévention des violences, incitant les femmes à briser le silence. Ce sont ses activités que nous avons réalisé durant le 16 jours d\’activisme dans les cinq district d’interventions

In Madagascar, there are many forms of discrimination and violence, particularly related to gender

The low status of women and girls in the family makes them more susceptible to violence by the community where they live. Even when married, she is still vulnerable if she does not fit in with her husband\’s community. Cultural and traditional practices therefore remain obstacles to the implementation of any legislation or policy in favour of gender promotion.

In some groups, such as the Bara and Antandroy, women are placed under a fundamentally patriarchal regime and the practice of forced marriage is common in some regions of Madagascar. Refusal is threatened with reprisals or banishment from the family vault. In case of marriage outside the clan, the family vault is forbidden to the daughter-in-law. Polygamy, although forbidden in the Malagasy penal code, is also quite common. As mentioned above, in some regions, such as the South and Southeast, sons inherit from the father instead of the mother. A childless woman is therefore not entitled to any inheritance in the event of the husband\’s death. Under such conditions, boys also have a better chance of getting an education.

According to testimonies, many women leave Madagascar with a tourist visa and a promise of legal employment in the host country. They then find themselves forced to work as prostitutes, their papers being confiscated. The Malagasy law does not provide for a text prohibiting and punishing the practice of trafficking and allowing the prosecution of those responsible for existing international networks.

It is therefore important to strengthen programs for the care of survivors of violence and to intensify awareness campaigns on the prevention of violence, encouraging women to break the silence. These are the activities we carried out during the 16 days of activism in the five intervention districts.

Témoignage

*Linda, 7 ans, est la fille unique du couple *Garnier. Le père de famille est fréquemment absent pour des déplacements professionnels dans la brousse. La mère de, coiffeuse, n’a pas les moyens de se payer les abonnements des chaînes par satellite. « Un de nos voisins est arrivé il y a trois mois, et s’est familiarisé avec tous, dans le quartier. Ma fille l’appelle « tonton » car celui-ci se montre très courtois et aimable et lui offre des petits biscuits ou des bonbons. Puisqu’il a l’abonnement satellite, il m’a demandé si ma fille voulait venir chez eux regarder des dessins animés par câble. Il m’a été difficile de refuser la proposition et presque chaque après-midi, ma fille regarde la télé chez notre voisin, qui a une femme et des enfants. Les offres de goûter, que la fillette ramène à la maison commencent et se font fréquentes. Mais un soir, quand elle était rentrée, son comportement a changé. « Quel que chose semblait lui faire peur et c’est comme si elle voulait se terrer. Ma fille a fermé toutes les portes et fenêtres et s’est cachée sous le lit. Après que la mère ait posé des questions à sa fille sur les raisons de ce comportement, la fillette finit par lâcher : « Tonton m’a fait mal entre les cuisses ». Par ailleurs, elle a perdu toute sa vivacité et sa motivation à l’école, n’ose plus sortir, bref, elle a perdu tous ses repères » se plaint la mère de famille. L’agresseur  a proposé 50 000 ariary (15$) à la maman pour étouffer l’affaire.

* Pas elle vrai nom

*Pas le vrai nom de famille

Testimony

*Linda, 7 years old, is the only daughter of the *Garnier couple. The father of the family is frequently absent for professional trips in the bush. Linda’s mother, a hairdresser, cannot afford the satellite channel subscriptions. \”One of our neighbors arrived three months ago and has become familiar with everyone in the neighborhood. My daughter calls him \’uncle\’ because he is very courteous and friendly and offers her little cookies or candy. Since he has a satellite subscription, he asked me if my daughter wanted to come over and watch cartoons on cable. It was hard for me to refuse the offer and almost every afternoon my daughter watches TV at our neighbor\’s house, who has a wife and children. The offers of snacks, which the girl brings home, became frequent. But one night when she got home, her behaviour changed. \”Something seemed to scare her and it was as if she wanted to hide. My daughter closed all the doors and windows and hid under the bed.\” After the mother asked her daughter about the reasons for this behaviour, the girl finally blurted out, ‘Uncle hurt me between the thighs.’ Moreover, she has lost all her liveliness and motivation at school, she doesn\’t dare to go out anymore. In short, she has lost all her bearings,\” complains the mother. The aggressor offered 50,000 ariary(15$) to the mother to hush up the case.

*Not her real name.

*Not real family name

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